Projet Photo

Elat

Les Vestiges d’une Eglise Historique d’Ebolowa

Une Ode Visuelle aux Reliques d’une Foi Ancestrale, une exploration photographique des vestiges d’une des premières missions protestantes du Cameroun, où le passé murmure à travers les pierres.

Atelier rustique de forgeron - sidoine mbogni

Une Série pour la Mémoire

Fondée par des missionnaires américains, l’église Presbytérienne d’Elat se dressait au début du XXe siècle comme l’une des plus imposantes églises presbytériennes locales du monde. Nichée dans l’arrondissement d’Ebolowa 2, département de la Mvila dans la région du Sud, elle est rattachée depuis 1957 à l’Église Presbytérienne Camerounaise (EPC). À travers l’œil de ma caméra, je vous invite à découvrir cette icône historique, aujourd’hui abandonnée.

L’Histoire d’Elat

À la fin du XIXe siècle, la Mission Presbytérienne Américaine (MPA) arrive au Cameroun après avoir marqué le Gabon et la Guinée espagnole de sa présence. Suite à une demande de l’administration coloniale pour établir un poste militaire, une station missionnaire est implantée à Ebolowa, puis déplacée à Elat en 1901.

Elat se transforme progressivement en un centre éducatif de renom, abritant la première imprimerie d’Afrique Centrale et une école professionnelle. L’hôpital d’Elat, avec son bloc opératoire, sa léproserie, sa maternité, son orphelinat et son école d’infirmiers, devient un pilier de la région. En 1957, l’église Presbytérienne d’Elat est choisie pour proclamer l’autonomie de l’Église Presbytérienne Camerounaise, un moment marquant de son histoire. À son apogée, elle accueillait jusqu’à 3 500 fidèles, et son hôpital comptait 250 lits, soignant 17 500 patients chaque année.

Le Déclin et l’Abandon

Avec les changements politiques et sociaux des décennies suivantes, l’église d’Elat a progressivement perdu de son influence et de sa vitalité. La montée des défis économiques, le déplacement des populations et les évolutions religieuses ont conduit à son déclin. Aujourd’hui, ses vestiges témoignent d’une époque révolue, conservant dans leurs pierres le poids d’une histoire riche mais délaissée.

L’Héritage Culturel et Social

Malgré son abandon, l’impact de l’église d’Elat reste palpable dans la communauté locale. Les institutions qu’elle a fondées ont laissé une empreinte durable sur la région, ayant formé des générations de professionnels et apporté des soins essentiels à de nombreuses personnes. Cette série de photographies cherche à préserver cet héritage en capturant les vestiges de cette époque.

La Photographie comme Témoignage

À travers mes photographies, je souhaite offrir un regard contemplatif sur ces ruines, révélant la beauté et la grandeur qui subsistent au-delà de l’abandon. Chaque image est une tentative de restaurer la mémoire de ce lieu, une célébration silencieuse de son histoire et de son influence persistante.

Échos du Passé

Photographier les Résonances d’un Héritage Oublié

Ces clichés, empreints de mélancolie, capturent l’éphémère et l’éternel, offrant un écho aux voix du passé qui résonnent dans les pierres silencieuses d’Elat. Mon objectif est de rendre visible l’invisible, de faire parler les vestiges et de faire revivre l’âme de cet édifice oublié. Par cette série, je cherche non seulement à immortaliser un patrimoine, mais aussi à inviter chaque spectateur à une introspection poétique, à une rencontre avec l’histoire qui continue de murmurer dans les recoins de notre mémoire collective.

Dans chaque photographie, je tends la main vers un passé révolu, espérant que l’image du présent puisse éclairer la compréhension et la préservation de ces traces d’autrefois.

L’art, dans sa délicatesse, a le pouvoir de capturer l’essence d’un lieu et de faire vibrer son écho au-delà des époques. C’est à travers cette quête que je m’engage à offrir un reflet sincère de notre héritage partagé, tout en embrassant les ombres du passé avec une tendresse infinie.

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